22.02.2012
Envoi n°50. Josette Ségura.
SAISON DU HAUT
Ainsi avançons-nous avec ces rêves,
le temps d’entrevoir l’espace vers lequel nous volons
chaque fois qu’un feu intérieur nous porte, nous soulève,
tout semble alors tomber de nos épaules,
ce qui fit trébucher, ce qui voulut détruire,
nous le laissons sur ce seuil, passons ailleurs,
un pays de lumière donnerait une idée du lieu
où nous fondons ce que nous sommes et ce que nous devenons,
le printemps
par la légèreté de sa lumière,
la douceur des sous-bois quand l’oiseau fend le jour.
Ici n’existe que visité,
que foulé par le vent sur les lèvres duquel se pose
notre aveu :
voilà ce qui fait vivre, ce qui fera mourir.
Nous regardons éclore ces paroles,
l’eau mystérieuse de leur source,
un secret plane, cherche notre accueil,
il apprivoise notre cœur, notre pensée,
en amont de la voix
muette en ce temps plat où l’ange dormait sous les arbres,
son beau visage abîmé dans son sommeil.
Josette Ségura Le pas de l’ange. Éditions Voix d'encre. 2002
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