25.09.2013
Envoi n°128 Jean-François Mathé "La main que j'avais enlevée..."
La main que j'avais enlevée
revient se poser sur le cœur
sans plus y peser qu'une fleur
par les battements soulevée.
Inquiète, la main vérifie
que mon sommeil n'est pas la mort,
que ma vie poursuit son effort
sans savoir ce qu'il signifie,
comme celui de l'eau, du vent
qui n'emportent au loin qu'eux-mêmes
et abandonnent ce qu'ils aiment
pour mieux l'aimer en le rêvant.
Jean-François Mathé Vivre au bord, Arpa N°104, Revue de Poésie, juin 2012.
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