20.04.2016
Envoi n°250. Anne Perrier "Suspendue au fil..."
Suspendue au fil
Du lumineux été
La libellule
En gloire semble attester
Que vivre est une royauté
Fragile
Si j’étais le berger
De mes pensées de mes rêves obscurs
Je passerais le mur
Des nuits
J’irais conduire mon léger
Troupeau jusqu’à l’inaccessible source
Et nous boirions au long été
Perdu toute peur endormie à mes pieds
Chienne douce
Moi l’envolée
J’ai perdu dans les airs la trace des oiseaux
Moi l’écoulée
En dormant j’ai perdu la voix des passeurs d’eau
Je suis le chant qui s’en va tout seul
Entre terre et ciel
Anne Perrier Le Livre d’Ophélie 1977-1979 (p.133-134) in La voie nomade & autres poèmes. Œuvre complète 1952-2007. Préface de Gérard Bocholier. L’Escampette Editions Poésie. 2008.
16:56 | Lien permanent | Françoise

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