15.09.2016
Feuille volante n°2. 15 septembre 2016. Le choix des lecteurs.Poème offert par J.F.M.
Le passant
Il entre. Il n’avait pas sonné.
― C’est contre sa nature.
Pourtant la porte était fermée.
― Il traverse les murs.
Il chante sans ouvrir les lèvres.
― Son cri serait trop dur.
Pourtant, il voit qu’il est aimé.
― Il n’en est pas très sûr.
Il part. Il souffle la bougie.
― C’est afin qu’on l’oublie.
Mais il caressait l’écriture
Que sa main nous avait laissée !
― C’était pour l’effacer.
NORGE, Les coq-à-l’âne, Gallimard 1985
09:42 | Lien permanent | Françoise

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