24.10.2018
Envoi n°361. James Sacré "Ta joue pour la toucher...".
Ta joue pour la toucher
Celle du poème aussi.
Tu n’y crois pas, la main, les mots, dis-tu
Touchent
Qu’à leur propre désir ; c’est pas sûr non plus :
Ta joue donnée, dans un geste du temps, le
plaisir ; le poème,
Ses mots qui emportent c’est-y pas
La joue de quelqu’un d’autre aussi ?
*
Passant d’un rythme à un autre
Je te raconte quand même
La même histoire de rien.
Le rythme on l’entend mal ; sa couleur ?
On voit qu’une couleur d’encre
Des lignes de mots plus ou moins longues,
comme
Tu l’as remarqué, lecteur.
*
(Passant d’un rythme à un autre je te raconte
quand même la même histoire de rien le rythme on
l’entend mal sa couleur c’est qu’une couleur d’encre,
des lignes de mots plus ou moins longues comme tu l’as
remarqué lecteur.
D’un rythme à
Comme l’a
Rema-
Rqué quelqu’un, ah !)
*
James Sacré La nuit vient dans les yeux. Pages 7, 8, 9. Tarabuste Editeur. 1996.
23:29 | Lien permanent | Françoise

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