14.08.2019
Envoi n°402. Georges Bonnet "L'un habitait l'autre...".
L’un habitait l’autre et chaque mot
était une main tendue
Leur mémoire se complaisait nonchalante
savait les caresses des racines
la bienveillance des fontaines
Ils pouvaient déloger leurs blessures
et leurs paroles allaient jusqu’à la terre
Chaque fête avait tout naturellement sa tristesse
Les femmes respiraient comme la nuit
et tissaient les hivers avec le gris
des tourterelles
Georges BONNET la claudication des jours Poèmes. L’Escampette Editions Poèmes. 2013.
Georges Bonnet dans « Vous prendrez bien un petit poème ? » : envoi n°119 « Il est bon de se perdre » ; envoi n°120 « Tout est regard ».
http://vousprendrezbienunpetitpoeme.hautetfort.com/
20:30 | Lien permanent | Françoise

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