http://www.xiti.com/ ID de suivi

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26.04.2023

Envoi n°570. Syméon de la Jara "Tu passes, légère..."

 

 

Tu passes, légère

douceur infinie de ta

caresse effleurant

les tendres feuilles du cœur

insaisissable brise

(21 novembre 2001, Luang Prabang, Laos)

     *

 

De nouveau en chemin... J’arrive à Bangkok à la nuit tombée. Bientôt Noël.

 

Sans fin à errer

en terre étrangère

aimant esseulé

(8 décembre 2002)

     *

 

La nuit est tombée

j’écoute les vagues légères

leur constant va-et-vient

profond tu bats sans relâche

mon cœur intranquille mer

(18 décembre 2002, île Phi Phi)

     *

 

Toi aussi, même si

tu finis rougissante

tu reviendras, nuit

(23 janvier 2003, Bangkok)

     *

 

Déjà, elle irise les collines humides qu’elle survole, se dévêtant, joyeuse

 

Elle entre toute rose

l’aurore si soudainement

-         nuit, tu pars déjà ?

(31 mars 2003, Kyoto)

 

Syméon de la Jara (Lima, 1950-), SOLO SOLO AMORES, traduit  de l’espagnol par Danièle Faugeras.  Revue ARPA 139. Site : www.arpa-poesie.fr ; mail : revuearpa@gmail.com

 

 

        Françoise Vignet

    vignetfrancoise@gmail.com

 

RépondreTransférer

23:06 | Lien permanent | Françoise

19.04.2023

Envoi n°569. Syméon de la Jara "Me promenant à travers ce monde..."

     

     Me promenant à travers ce monde, j’écris sur tout ce que j’aime.

     La vie est dure et l’homme incomplet. Aimer est consolation, joie, vie et plénitude, portant au-delà, loin du monde, et nous revivifiant dans le monde. Grâce à l’amour les êtres et les choses n’acquièrent-ils pas de la fraîcheur et une place dans le cœur aimant qui s’amplifie ?

     Dans la tranquillité, on aime doucement, oublieux de soi, accédant au mystère silencieux de la création et de l’incréé.

     Prendre le temps, le temps pour contempler et pour aimer. Le temps pour ne rien faire, le temps pour écrire des poèmes, ou plutôt, le temps pour que le poème apparaisse sur la page en passant par notre âme, autant que possible ouverte, attentive et silencieuse. Et l’on est surpris, et l’on s’émerveille de ce que cela engendre, ourdi dans son cœur. La joie de faire avec les lettres, sans faire.

(Introduction de Syméon)

Syméon de la Jara (Lima, 1950-), revue ARPA 139. Site : www.arpa-poesie.fr ; mail : revuearpa@gmail.com

 

23:10 | Lien permanent | Françoise

12.04.2023

Envoi n°568. Marilyne Bertoncini "Ta main d'ombre saisit la mûre..."

 

 

Ta main d’ombre saisit la mûre

et son ombre

Ta bouche d’ombre

ne goûte

que l’ombre de la mûre

 

*

 

Car c’est le propre des fantômes

de vous échapper au matin

 

On ne guérit jamais de la perte d’une ombre

On ne guérit jamais de ces frissons

qui passent

 

et confient à l’aurore

la rosée d’un parfum couleur de

lèvres effacées

de ruban fané et de peau poudrée

 

la douleur fane-flétrit

comme rose de mai

comme une feuille douce

 

et se plie sous la main

et lisse

le chagrin

 

*

(...)

 

Marilyne BERTONCINI Son corps d’ombre, pp.37-39. Poèmes de Marilyne Bertoncini ; collages de Ghislaine LEJARD. Editions Zinzoline, 2021

contact@zinzoline.fr

      • Marilyne BERTONCINI dans « Vous prendrez bien un poème ? » : envois n°346 & 347, extraits de « La dernière œuvre de Phidias », Jacques André éditeur, 2017 ; envois n°416 & 417, extraits de « Mémoire vive des replis », éditions Pourquoi viens-tu si tard ? 2018 ; envois n°456 & 457, extraits de « La noyée d’Onagawa », Jacques André éditeur, 2020 ; envois 538 & 539 : extraits de « XXL...S », éditions L’Atelier du Grand Tétras, 2022 ; envois n°567 & 568, extraits de « Son corps d’ombre », avec 16 collages de Ghislaine Lejard, éditions Zinzoline, 2021.

23:25 | Lien permanent | Françoise