31.12.2014
Envoi n°187. Valérie Rouzeau." Je pense aux personnes merveilleuses..."
Je pense aux personnes merveilleuses de ma vie je pense à
vous mes amis vous mes inconnus innombrables je
pense à Robert Desnos dont les yeux étaient des perles
je pense à Rimbaud le jeune homme vert qui rougissait
jusqu'aux oreilles je pense à d'Aubigné couché avec ses
pistolets
Je pense aux personnes à merveille dans ma vie mes frères loin
mes potes en allés mes jamais rencontrés je pense au cœur de
ma mère solitaire je pense sur la tête de mon père je pense à
mes aïeux en rangs d'oignons dessous la terre je pense à ma
grand-mère sempiternelle qui avait le blues toujours dans sa
vieille blouse
Je pense aux personnes de merveilleuses à vie je pense à
leurs coups de mains je pense à leurs coups de pieds au
soleil cou coupé et à baise m'encore je pense à leurs coups
de reins je pense à leurs coups de dés
Je pense aux personnes qui me merveillent la vie d'hier à
aujourd'hui et jusqu'au lendemain la merveille de leurs voix
de leurs rires et chagrins je pense à eux longtemps je pense
à eux très vite je pense à elles aussi je pense partout à lui
Je pense aux personnes dans ma vie merveilleusement je pense
merveilleusement aux personnes de ma vie car je n'oublie
personne personne et pas même moi je pense à tout le
monde et m'y trouve comprise je pense à moi qui pense à
vous et à merveille
(extrait de Va où)
Valérie Rouzeau
in Vibrations en Partage. Les Moments poétiques d'Aurillac.
Janvier 2006- mai 2013. page 107. Éditions La Porte des Poètes – Théâtre d'Aurillac. 2014.
18:54 | Lien permanent | Françoise
24.12.2014
Envoi n°186. Thierry Metz "Cela peut durer longtemps..."
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Cela peut durer longtemps
porter le nuage
débroussailler et comment le dire alors
tout ce qui se tient
sur l'échelle
hors du cadastre habité
si l'homme ici
avait suivi le merle.
Thierry Metz En ce lieu comme une source
in Revue Diérèse 52/53. Poésie et littérature. Printemps 2011. page 166.
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17.12.2014
Envoi n°185. Jean Chatard
FAIRE LA ROUE
Avant de pavoiser il nous faut tout éteindre
et regarder au loin
crier les mots d'amour
ceux-là qui nous soulèvent et qui nous tuent
A peine un frein pour les semailles
un simple jour marqué aux fers une
chance de plus aux marches des blondeurs
Je te veux sage aux bras du vent à la lisière du plaisir
à la santé des matins pâles
On ouvrira le bal sur les quais endormis
tandis qu'à pas menus les paons
s'iront percher sur les murailles pourpres
criblées de souvenirs
et encor de querelles
Jean Chatard Clameurs du jour. Éditions Editinter poésie. 2014
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