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Envoi n°97 : Poème (de l'époque des Thang) pour le Nouvel An chinois.

Sur la rivière de Jo-yeh

 

Comme elle fuit cette barque légère !

Nous voici déjà dans le charmant pays des blanches vapeurs

et des vertes forêts.

On avance, on se repose, toujours au milieu des oiseaux

et des nuées ;

Tandis que l'image tremblante des montagnes suit, sur les

eaux limpides, tous les mouvements du bateau.

 

 

Tantôt l'écho vous répond, sortant de quelque roche

profonde,

Tantôt l'on arrive à quelque vallon tranquille, dont le silence

même invite à élever la voix.

Ici, tout semble fait pour inspirer à l'homme l'amour de la

solitude.

De grâce, laissez là vos rames, que je jouisse de ce site

admirable ! à peine en ai-je encore entrevu les beautés.

 

Tsoui-hao in Poésies de l'époque des Thang.Traduites du chinois et présentées par le marquis d'Hervey-Saint-Denys. Éditions Ivrea.2007.

 

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13.02.2013 | Lien permanent

Envoi n°560. A l'approche de la fête du Printemps (année du Lièvre d'eau).

  

     complainte du perron de jade

sur le perron de jade se dépose la rosée blanche,

imprégnant au profond de la nuit ses bas de soie

elle déroule le store de cristal,

et par transparence contemple la lune d’automne

 

     LI PO l’immortel banni (701-762) « buvant seul sous la lune », éditions Moundarren, 1999, p. 106

ü  

          

      dans la montagne

 le Ruisseau aux ronces, des cailloux blancs émergent

ciel froid, feuilles rouges éparses

dans le sentier de la montagne, nulle pluie pourtant,

le vide azuré mouille le vêtement de l’homme

 

     Wang Wei (701-761) le plein du vide, éditions Moundarren, 1986

ü   

     

     Un songe de printemps

La nuit dernière, au plus profond de ma chambre, le souffle du printemps pénétrait ;

Mon esprit s’en retourna bien loin, sur les bords du fleuve Kiang, près de la belle jeune fille qui l’occupe.

Il dura bien peu ce songe de printemps ; il fut bien court l’instant où ma tête reposa sur l’oreiller ;

Cependant cet instant si court m’a suffi pour aller dans le Kiang-nân, à plus de cent lieues d’ici.

 

     Tsin-Tsan Poésies de l’époque des Thang, traduites du chinois et présentées par le Marquis d’Hervey-Saint-Denys, éditions Ivrea, 2007, p.313

 

*  La dynastie des T’ang : 618-907.

 

 

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18.01.2023 | Lien permanent

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