14.08.2014
Envoi n°168. Edouard Glissant "LA NUIT A PEINE MUE,..."
LA NUIT A PEINE MUE, elle mi-close, elle surprend
L'humus : la part de moi qui s'acharne, s'inquiète et crie
Le temps remue de douces ailes, c'est le drap des songes
Tendez-le sur la mer, qu'il apaise, qu'il dissimule.
Il crie : Vous n'êtes que furies sur l'abord de la côte.
Questions voraces, faims et traces d'oiseaux fous.
(Gabelles)
Édouard Glissant
in Poésie 84. Revue bimestrielle de la poésie d’aujourd’hui.
PIERRE SEGHERS directeur. 1 JANVIER-FEVRIER 1984.
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