15.10.2014
Envoi n°177. Erika Burkart. L'envol des étourneaux.
Der Morgenflug der Stare
Die Schlafbäume schauern, im Nebel
der Flug der Stare, pfeilschnell, als führe
das Sternbild Trapez
am Himmel einer anderen Zeit.
Flügel und Luft. Windharfe.
Im Laut-Erinnern ein Rauschen,
lebenslänglich, der Ferne. Ferne,
entgrenzt von Unsichtbarkeit.
Erika Burkart Erinnern innere Zeit/Mémoire temps intérieur in Langsamer Satz/Mouvement lent. Traduit de l'allemand par Marion Graf. Éditions d'en bas. 2008.
L'envol matinal des étourneaux
Les arbres leurs dortoirs frémissent, dans le brouillard
envol en flèche des étourneaux, comme s'élancerait
la constellation du Trapèze
au ciel d'un autre temps.
Des ailes et de l'air. Harpe éolienne.
Dans la mémoire sonore un bruissement,
ma vie durant, de lointain. Lointain
que l'invisible illimite.
Erika Burkart Erinnern innere Zeit/Mémoire temps intérieur in Langsamer Satz/Mouvement lent. Traduit de l'allemand par Marion Graf. Éditions d'en bas. 2008.
Erika Burkart dans «Vous prendrez bien un petit poème?» : envoi n°65 «Conversation», envoi n°66 «Le bien-aimé».
22:47 | Lien permanent | Françoise

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