26.10.2016
Envoi n°273. Dominique Zinenberg "Ni or du soir ni voiles au loin".
Ni or du soir ni voiles au loin
Ni or du soir, ni voiles au loin
pas même un écho de bruyère et de mousse
accrochant l’horizon.
Les genêts et les vagues traversent le chagrin
comme une ancienne procession avec bannières et
coiffes
de villages.
Ni voiles d’or dans le soir, ni au loin les vitraux du
temps.
Pas même un frémissement d’autrefois
pas même ton grain de voix, de peau
dans l’air et le nuage.
Une force de vie
que le rêve empourpre encore
une force qui martèle ton nom
ton nom, gong perdu dans la terre-hortensia
aux veines océanes.
Ni or du soir, ni voiles au loin,
Rien.
Dominique Zinenberg Les Feuillets d’obsidienne. Editions du Cygne. 2015.
(Dominique Zinenberg dans « Vous prendrez bien un poème ? » : envoi n°272 « J’ai aperçu »)
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