15.01.2025
Envoi n°647. Jean Pichet
Sans cesse l’air
élève des murs,
les abat, les recommence ailleurs.
ses villes nomades
accueillent nos errances, puis nous chassent,
mais nos âmes, un jour, une nuit,
quelques instants, une éternité,
en gardent un souvenir
où elles se voient, très lointaines,
très hautes, comme des oiseaux
très rapides, très farouches,
seuls habitants
de la lumière et du silence.
ü
VOL
Regarde : ciel et terre
sont comme cendres tisonnées par le soleil.
Et ça, eh bien c’est un arbre.
C’est même un arbre qui s’envole
dans l’instant où oiseau toi-même
tu effleures la plus haute branche.
ü
VOL
Regarde : ciel et terre
sont comme cendres tisonnées par le soleil.
Et ça, eh bien c’est un arbre.
C’est même un arbre qui s’envole
dans l’instant où oiseau toi-même
tu effleures la plus haute branche.
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ICI INFINIMENT
Vent de l’est,
soleil à l’orient,
mouvements souples, lents
d’une graminée
toute resplendissante
d’un or inestimable,
toute vraie,
toute simple
dans sa présence légère, en cet instant, ici
infiniment.
Jean PICHET Ici infiniment, poèmes. Aquarelles de Catherine Sourdillon. Éditions Illador, Les Carnets, 2024.
https://www.editions-illador.com/_livres/iciinfiniment.html
* Jean Pichet dans « Vous prendrez bien un poème ? » : envois n° 217 « Le Bouquet » & 218 « Petite feuille », extraits de « Une poignée de feuilles », éditions L’Arrière-Pays, 2015 ; envois n°479 « Le Chêne et le Ruisseau » et autres poèmes & n°480 « Seul » et autres poèmes, extraits de « Le vent reste incompris », éditions Illador, Les Carnets, 2021, aquarelle de Catherine Sourdillon ; envoi n°646 « Mes pas et mon souffle… » et autres poèmes & 647 »Sans cesse l’air… » et autres poèmes : extraits de « Ici infiniment », éditions Illador, Les Carnets, 2024, aquarelles de Catherine Sourdillon.
23:11 | Lien permanent | Françoise

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