10.09.2025
Envoi n°673. Danièle Corre "Ce soir, une femme a chanté..."
Ce soir, une femme a chanté,
alors tout a couru vers elle,
les chevaux, les oiseaux, les routes,
les pierres et les rivières
jusqu’à ma mère
avec son visage de petite fille
à la chorale de l’église,
avec les rêves
qu’elle cousait en semaine
à la grande toile de l’oubli.
ü
(…)
ü
Un geste demeuré
à l’angle d’une fenêtre
que je revois chaque fois
du bus 96 qui conduit Porte des Lilas,
à chaque fois, boulevard du Palais,
je tourne la tête vers cette fenêtre
du troisième étage de l’Hôtel-Dieu,
geste d’au revoir,
geste de bénédiction,
palpitant dans les feux tremblants de la rue,
qui vit là son existence de geste
comme une aile d’oiseau
au bord du ciel.
Danièle Corre in revue ARPA N°147 Printemps 2025 : arpa-poesie.fr
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- Danièle Corre dans « Vous prendrez bien un poème ? » : envoi n°205 « Nous venons de plus loin que le chagrin. ... » in Revue ARPA 108 & envoi n°206 « Un cheval galope à la crête de l’âge... » in Revue FRICHES 118 ; envoi n°392 « Qu’attend- on de la vie si courte ?» & envoi n°393 « Les mots frappent aux parois de la nuit... » et « Ce que dit le corps... » in Revue FRICHES N°139, de Jean-Pierre Thuillat ; envois n°583 « Au seuil de la porte... » & 584 « Ne ramenez pas en laisse… », « L’eau du silence… » « Couvrez-moi du manteau des mots… », extraits de « Obstinément l’enfance », éditions Aspect, 2005.
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22:53 | Lien permanent | Françoise

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