17.09.2025
Envoi n°674. Danièle Corre "La pluie / qui vaporise une douceur inattendue..."
La pluie
qui vaporise une douceur inattendue
fait de mes pas urbains
une marche sur la lande,
loin des êtres qui portent
peine ou joie ou tout ensemble,
une paix sans tourmentes
- pour combien de secondes ? –
m’isole,
la mer balaye
le vacarme des rues,
le harcèlement du monde.
ü
C’est une chanson
qu’on avait fait taire
qui revient avec sa voix d’insoumission,
sa kyrielle de chapelles
aux clochers ajourés,
les pas de danse frappant le sol
et cette berceuse qui sanglote
au téléphone dans une cabine
qui n’existe plus
tout en haut de la plage.
ü
Danièle Corre in revue ARPA N°147 Printemps 2025 : arpa-poesie.fr
- Danièle Corre dans « Vous prendrez bien un poème ? » : envoi n°205 « Nous venons de plus loin que le chagrin. ... » in Revue ARPA 108 & envoi n°206 « Un cheval galope à la crête de l’âge... » in Revue FRICHES 118 ; envoi n°392 « Qu’attend- on de la vie si courte ?» & envoi n°393 « Les mots frappent aux parois de la nuit... » et « Ce que dit le corps... » in Revue FRICHES N°139, de Jean-Pierre Thuillat ; envois n°583 « Au seuil de la porte... » & 584 « Ne ramenez pas en laisse… », « L’eau du silence… » « Couvrez-moi du manteau des mots… », extraits de « Obstinément l’enfance », éditions Aspect, 2005 ; envois n°673 & 674, in revue ARPA 147n printemps 2025.
22:44 | Lien permanent | Françoise

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