14.12.2016
Envoi n° 280. Antoine Maine. "Et maintenant".
ET MAINTENANT
Et maintenant il est debout
Sur la marche d’une autre nuit
Du lointain s’annonce la forêt
Dont toujours il ignore le nom
A peine est-ce là un chemin
Encore emmêlé de brouillard
Une coulée étroite entre
Les troncs blanchis des peupliers
Qu’une large main a rassemblés
Dans ce creux de vallée pierreuse
Comme poussé d’ici il dérive
Soucieux des reflets irisés
A la surface des ornières
Qui s’élancent sous l’accolade
Des mélèzes frappés de rouille
Il avance ainsi sans rien craindre
Ni la ronce ni même les euphorbes
Dans le silence des oiseaux
Il longera souvent la fosse
Pleine des jours non avenus
D’ici bas s’échappent parfois
Des insectes aux ailes de lumière
Résidents d’une autre vallée
Laissée plus loin en souvenance
Antoine MAINE Une vie avec du ciel. Prix Troubadours/Trobadors 2016. Revue FRICHES. Cahiers de Poésie Verte.N°122 (ou Collection « Trobar ».) Le Gravier de Glandon. 87500 Saint-Yrieix.
23:40 | Lien permanent | Françoise
07.12.2016
Envoi n°279. Antoine Maine "C'est un monde d'oiseaux..."
(…)
C’est un monde d’oiseaux
avec des hérons plantés au bord du fleuve
des mouettes qui gueulent en souvenir de la mer
et un merle qui chante dans la nuit
pour attirer l’aube
Je connais dans une forêt
une place où sont les ombres
assoupies dans un creux d’ailes
(…)
*
Depuis les bordures de la ville
les chants des coqs étirent le ciel du matin
tout semble alors si fragile
(un linge léger posé par-dessus les toits)
Je m’avance
comme un homme sans chemise
seulement soucieux de déchiffrer le message des cumulus
*
(…)
C’est une région inexplorée
sans cartographie ni référence
comme blottie dans la poignée des mains
quand on arrive au col on l’aperçoit tout au loin
quand le ciel est clair
quand le ciel est clair
J’en suis encore au décompte des étoiles
que déjà vient le jour qui tout efface
(…)
*
Antoine MAINE Une vie avec du ciel. Prix Troubadours/Trobadors 2016. Revue FRICHES. Cahiers de Poésie Verte.N°122. Le Gravier de Glandon. 87500 Saint-Yrieix. ou Collection « Trobar ».
12:20 | Lien permanent | Françoise
