12.08.2020
Envoi n°445. Sreçko KOSOVEL "Le Vent".
LE VENT
Devant la porte le vent s’est arrêté
Tout dort, alentour aucun bruit
Seul le vent ne peut se reposer
à minuit
Seul le cyprès noir murmure
sur la tombe blanche où l’ange prie
Dans la pénombre les maisons obscures
se serrent autour des combes endormies
Tout est calme entre vivants et morts
Seul un arbre bouge aux champs là-bas
Sur la route quelqu’un lutte encor
les yeux scrutant le jour qui ne vient pas.
Sreçko KOSOVEL (1904-1926)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sre%C4%8Dko_Kosovel
in Petite Anthologie de poèmes slovènes « Œillets rouges pour Paris », traduit du slovène par Veno PILON, adaptation française par A. Praillet et J. Vodaine, 1970, chez Jean VODAINE. 57 Basse-Yutz.
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